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Bonjour à tous , Ce vendredi, ma manager a fixé un point à 16h et, quand je suis arrivée, j'ai trouvé la RH aussi. Elles m'ont proposé

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Bonjour à tous , Ce vendredi, ma manager a fixé un point à 16h et, quand je suis arrivée, j'ai trouvé la RH aussi. Elles m'ont proposé

Bonjour à tous ,
Ce vendredi, ma manager a fixé un point à 16h et, quand je suis arrivée, j'ai trouvé la RH aussi. Elles m'ont proposé de signer une convention lors d'un entretien pouvant aller jusqu'au licenciement. Elles n'ont rien voulu me dire à part ça.
Chronologie :
Avril 2025, décroissance de notre activité et délocalisation au Maroc (-1 en France, +1 au Maroc. aucun départ chez nous).
Avril 2025, je tombe gravement malade (arrêt de travail d'un mois).
Fin septembre 2025 jusqu'à fin janvier 2026, dispositif pour des départs volontaires (-8, un seul départ).
Revenons à mon entretien de ce vendredi :
J'ai contacté un syndicat (il avait déjà les infos ; je suis adhérente depuis janvier et il connaissait le harcèlement que je subissais) ; il a tout de suite contacté la RH, qui lui a dit clairement que ma manager avait commencé un dossier sur moi depuis le début et que j'avais été sanctionnée avec 0 % d'augmentation et beaucoup de retours négatifs.
Je rajoute j'ai une RQTH depuis fin juin .
Que me conseillez-vous ? À votre avis, comment l'entretien va-t-il se dérouler ? Licenciement ou pas ? Indemnité ou pas ? Merci pour votre aide.

1 réponse(s)
Association ADA 🛡️ Association ADA C'est une situation particulièrement lourde et stressante, mais le fait d'avoir immédiatement réagi en contactant votre syndicat est un excellent réflexe.

Voici une analyse détaillée de votre situation, de ce qui se trame, et de la stratégie à adopter pour la suite.

1. Analyse de la situation : Que cherchent-ils à faire ?
La méthode (le "guet-apens") : Convoquer un salarié le vendredi à 16h avec la RH sans ordre du jour précis est une technique classique de pression psychologique pour déstabiliser, pousser à la signature immédiate ou épuiser. Ne signez absolument rien sur le champ lors de votre prochain entretien. Vous avez le droit légal de demander un délai de réflexion.

Le piège de la "convention" : S'il s'agit d'une rupture conventionnelle, c'est un accord amiable (qui ne peut pas vous être imposé). S'il s'agit d'un document dans le cadre d'un licenciement pour motif personnel (ou autre), la procédure est très encadrée. D'après ce que la RH a lâché au syndicat (un "dossier" monté depuis des mois, des retours négatifs, 0 % d'augmentation), ils préparent manifestement un terrain pour justifier un licenciement pour insuffisance professionnelle ou motif personnel, voire de chercher à vous pousser à la faute ou à la démission.

Le timing et le contexte sensible (Attention majeure) :

Vous avez eu un arrêt maladie grave en avril 2025.

Vous avez déclaré une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) fin juin 2025 (ou 2026 selon la chronologie de votre dossier).

Pourquoi c'est crucial : Un employeur ne peut pas licencier un salarié en raison de son état de santé ou de son handicap. De plus, la RQTH confère une protection et impose des obligations d'aménagement de poste. Si l'employeur licencie quelqu'un en lien avec sa santé ou sans respecter ses obligations de reclassement/adaptation liées à la RQTH, le licenciement peut être qualifié de discriminatoire et nul devant les prud'hommes.

2. Comment va se dérouler la suite ? (Licenciement ou pas ?)
Vont-ils licencier ? Ils ont clairement la volonté de s'en séparer (contexte de délocalisation de l'activité, plan de départs volontaires raté). S'ils ont commencé un "dossier", ils vont essayer de constituer une base (fausse ou exagérée) pour vous licencier si vous refusez de partir par accord.

Le rapport de force a changé : Le fait que votre syndicat soit déjà intervenu et qu'il ait eu cette conversation cash avec la RH change la donne. La RH sait désormais que vous n'êtes pas isolée, que vous êtes défendue et qu'ils sont surveillés. Cela réduit leur marge de manœuvre pour faire des manœuvres illégales en sous-marin.

3. Quels sont vos leviers et indemnités ?
Si c'est un licenciement (pour motif personnel / insuffisance professionnelle) :

Vous aurez droit à des indemnités légales (ou conventionnelles) de licenciement, au paiement de vos congés payés restants, et au préavis (que vous pouvez négocier d'effectuer ou d'être dispensée de l'exécuter tout en étant payée).

S'ils lancent une procédure de licenciement, ils devront vous convoquer à un entretien préalable par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge (avec un délai minimum de 5 jours ouvrables avant l'entretien). Vous pourrez (et devrez) y aller accompagnée de votre représentant syndical.

Si c'est une rupture conventionnelle :

C'est une négociation. Rien ne vous oblige à accepter les conditions minimales. Si l'entreprise veut se séparer de vous rapidement sans s'embêter avec un contentieux prud'hommal (surtout avec un dossier sensible de RQTH et de harcèlement avoué par la RH au syndicat), vous êtes en position de négocier une indemnité transactionnelle ou de rupture conventionnelle nettement supérieure au minimum légal.

4. Que devez-vous faire dès maintenant ? (Plan d'action)
Restez en contact étroit avec votre syndicat : Informez-les de chaque écrit, de chaque convocation et de chaque échange. Ne retournez jamais seule à un entretien avec la direction
le 20/09/2026
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