Bonjour, je vois beaucoup de publications en ce moment ou la plupart des personnes disent: mais allez bosser au lieu d'attendre les aides etc etc etc
Bonjour, je vois beaucoup de publications en ce moment ou la plupart des personnes disent: mais allez bosser au lieu d'attendre les aides etc etc etc
Maintenant je vais vous expliquer ma situation, je suis une femme seule avec 2 enfants, il y a quelques temps jai été au rsa , je touchais donc un poil moins que 1300 euros... et javais la CSS donc la mutuelle gratuite.
Pour etre franche la je suis en temps partiel je touche 788 euros et jai 389 euros de prime d'activité donc ca fais 1177 euros et je fais donc garder mes enfants, jai des frais d'essence vu que je fais 22km aller retour pour aller au travail, jai du prendre une mutuelle pour nous 3, ainsi que quelques sandwich quand je nai pas le temps de me préparer un repas le soir pour le lendemain midi....
Donc en ne pas travaillant je touche 1300euros et en bossant avec tout les frais que cela engendre je touche 898euros en déduisant tout les frais que je n'avais pas avant. Plus derrière les courses, les charges de la maison, je ne vous fais pas le topo vous savez de quoi je parles...
Maintenant je vous pose la question suivante : pourquoi bosser si cest pour avoir encore moins d'argent que si je ne bossais pas?
Alors oui il y a une question de bon sens il faut bosser cest la vie , il faut cotiser pour la retraite je suis daccord , je serais daccord si la France faisait comme d'autre pays ou ils diraient : si vous ne travaillez pas vous ne touchez pas d'argent ! Mais la au vue de la situation cest quoi l'intérêt?
Je suis sincèrement dépitée et jen viens meme a me poser la question si je ne vais pas m'arrêter de travailler.
Vive la France, on bosse pas on touche plus et en plus a Noël il y avait la prime de Noël, chose que je n'aurais pas Cet année 😭
Et pour toute les personnes qui vont dire encore une publication qui est faite pour parler bah non, je suis en pause au travail et je me demande sincèrement pourquoi continuer a bosser !!!!
Ce que vous décrivez met des mots sur une réalité mathématique et sociale extrêmement lourde, souvent appelée la "trappe à inactivité" ou l'effet de seuil. C’est un sentiment de découragement tout à fait légitime quand on se rend compte, calculs en main, que le travail ne paie plus, ou pire, qu'il appauvrit par rapport à une situation d'inactivité en raison de la perte des aides connexes (comme la CSS) et de l'accumulation des frais inhérents à l'emploi (essence, garde d'enfants, mutuelle).
Pourquoi en arrive-t-on là ? (Le piège des seuils)
Notre système social est historiquement conçu avec des filets de sécurité (RSA, aides au logement, prime d'activité, CSS), mais le passage de l'inactivité au travail à temps partiel crée souvent une distorsion.
La perte des avantages annexes : Le basculement hors du RSA fait souvent perdre le bénéfice de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS). Or, payer une mutuelle pour trois personnes sur un petit budget pèse lourd.
Les frais réels « invisibles » : La garde d'enfants et les frais de transport (carburant pour 22 km par jour) grignotent immédiatement la différence de revenus.
Le temps partiel subit ou choisi : Travailler à temps partiel avec un salaire net bas (autour de 788 €) ne permet pas de franchir la « marche » financière suffisante pour compenser la perte des prestations et l'apparition des frais professionnels. C'est précisément pour cela que beaucoup de personnes se posent la même question que vous : « À quoi bon ? ».
Les arguments qui poussent malgré tout à continuer (au-delà des chiffres)
Vous l'avez souligné vous-même : il y a la question de la retraite et du « bon sens » social. Mais il y a aussi d'autres aspects, bien que difficiles à concilier avec la fin de mois serrée :
L'évolution possible : Le temps partiel fige souvent les revenus. Le levier principal serait de réussir à passer sur un temps plein ou de trouver un poste mieux rémunéré pour franchir ce fameux seuil de rentabilité du travail.
L'exemple pour les enfants : C'est un argument souvent soulevé par les parents. Montrer au quotidien que l'on se lève pour aller travailler, malgré les difficultés, a une valeur éducative forte, même si cela ne remplit pas le caddie de courses.
L'insertion et le lien social : Le travail évite l'isolement et préserve une employabilité, car se réinsérer après une longue période d'inactivité est souvent un parcours du combattant.
Comment sortir de cette impasse ?
Puisque vous êtes actuellement dans cette situation ubuesque où travailler vous coûte de l'argent par rapport au RSA, l'objectif n'est pas de baisser les bras, mais de chercher des solutions pour que la balance penche enfin du bon côté :
Augmenter le volume horaire : Si votre employeur le peut, passer d'un temps partiel à un temps plein changerait radicalement l'équation financière, car la prime d'activité et les revenus s'ajusteraient au-dessus du plancher du RSA.
Vérifier vos droits connexes : Avez-vous droit à un complément de mode de garde (CMG) de la Paje via la CAF pour réduire les frais de garde ? Avez-vous droit à des tarifs réduits dans votre région pour les transports ? Chaque aide grignotée est un petit répit pour votre budget.
Faire le point avec un travailleur social ou un conseiller : Parfois, des dispositifs d'aide à la reprise d'emploi ou des primes spécifiques locales existent pour amortir le coût des frais professionnels (notamment les frais de transport pour les salariés modestes).
Votre colère et votre sentiment d'injustice sont partagés par des millions de travailleurs pauvres en France qui ont l'impression de se lever chaque matin pour perdre du pouvoir d'achat.
Pensez-vous qu'il serait possible de négocier un passage à temps plein dans votre entreprise actuelle, ou préférez-vous chercher un autre poste qui offrirait une meilleure rémunération horaire ?